Rencontre fracassante
Depuis plusieurs jours, nos amies marchaient mais Dan n'avait pas réapparu. Après l'attaque de Rabel, Asho avait assommé celui-ci et puis elle et Meril avaient décidé de le prendre comme otage. Elles savaient que Rab était très proche de Nuo et que de ce fait, il constituait une très bonne monnaie d'échange. Avant de repartir, elle avait lu le message. Il disait ceci :
« Ma chère s½ur,
J'ai trouvé une solution d'enfer. Retrouver moi à la maison de notre enfance avec le traître qui nous traque. Je sais que vous l'attraperez. Meril prend soin d'Asho elle est fragile malgré son apparence solide.
Je vous aime
DANSHI ELFLEUR»
Toutes les deux avaient été surprise par tant de c½ur, Dan avait beaucoup changé en 8 jours, ce qui avait provoqué ce changement personne ne le saurait jamais, enfin le croyait-elle à cet instant.
Danshi volait depuis plusieurs heurs lorsqu'elle fut prise de remords. Si Asho ne pouvait pas attraper celui qui les poursuivait. Non ! Elle ne pouvait plus reculer maintenant. Après quelques jours, elle arriva à la clairière et vit leur ancienne maisonnette, 2 gardes étaient à la porte, un sur le toit, trois caché derrière des arbres et six autres à l'intérieur. Elle alla dans un boisé près de la maison et se changea en humaine. Elle décida d'attendre la nuit pour agir, ses forces seraient triplées et douze hommes n'étaient rien à comparer au molosse qu'elle avait tué pour avoir osé lui parler. Ils étaient vingt et beaucoup plus bâti que ces freluquets. Quand la nuit tomba, elle se transforma, les crocs près à s'enfoncer dans les gorges de ces imbéciles. Les six hommes dehors furent faciles à attraper mais ceux à l'intérieur seraient plus difficiles à avoir.
Leur camp pour la nuit était installé et Rab dormait déjà. Meril haïssait son demi-frère plus que tout au monde mais quelque chose l'avait poussé à se rallier à l'avis d'Ashorana. Elles auraient besoin de lui. Meril s'approcha de son frère et se colla de lui pour dormir. «C'est seulement parce qu'il fait froid» se convint-elle. Mais au fond, son c½ur traduisait une toute autre émotion. Asho qui avait suivi la scène de loin devina que la demi-elfe n'avait jamais détesté Rab et que la complicité qu'ils avaient avant, elle et lui, lui manquait beaucoup. Asho n'en voulait plus à Rab pour l'amour volé et l'amie perdue. Non ! Plus jamais elle ne dévoilerait ce secret si lourd à son c½ur. Elle s'endormit sur cette promesse.
Danshi observa à l'intérieur un moment, trois des six hommes étaient des inconnus mais le reste elle les connaissait très bien. Il y avait Kowoï, Nuoru et Sahy...ces derniers elle les garderait en otages. Elle cogna simplement à la porte. Deux des inconnus vinrent ouvrir. Elle leur coupa l'artère principale avec ses griffes avant qu'ils n'aient le temps de crier. Voyant ses hommes tombés, Nuo s'approcha avec précaution mais Dan qui était accroché au cadre de la porte en chauve souris, l'accrocha dans le dos puis se transforma. Elle lui plaqua une de ses griffes à la gorge et lui ordonna d'entrer dans la maison.
Toi, dans la garde-robe sur ta droite, cria Dan au dernier inconnu.
- Tiens, tiens, vous voilà déjà ma chère, nous ne vous espérions pas avant demain. Mais où est donc votre si jolie s½ur
- Ferme là Kowoï, dit Nuo qui venait de sentir une pression sur sa gorge.
Elles virent au bout de la plaine la maisonnette qui ravivait tant de souvenirs merveilleux mais en même tant si horrible. Ashorana stoppa brusquement et tomba par terre. Rab cria assez fort pour que Meril qui avait pris de l'avance l'entende. Cette dernière se retourna et vit sa meilleure amie par terre et son demi-frère toujours debout, elle crut d'abord que Rab avait frappé Asho. Elle courut pour le tuer mais en s'approchant, elle aperçut les larmes de son frère et augmenta sa vitesse. Il s'était passé quelque chose qui n'était pas la faute de celui-ci. Quand elle fut à côté de son amie, elle se jeta par terre et regarda pour voir ce qui n'allait pas. Ashorana avait les yeux ouvert et pleurait mais ne semblait pas la voir.
- Asho qu'est-ce qui ce passe, dit Meril hystérique. Mais Asho ne répondit pas.
«Elle avait treize ans et elle rentrait chez-elle. Quand elle arriva près de la maison, elle aperçut deux gros hommes qui gardaient la porte. Elle prit ses dagues, couru jusqu'aux hommes et les leur enfonça dans le c½ur. Elle ouvrit la porte d'un coup de pied (elle arracha), cinq hommes se retournèrent. Elle vit la surprise dans leurs yeux, ils n'avaient pas l'habitude de voir une fillette arracher les portes, c'était évident. Elle remarqua sa s½ur sur sa droite évanouie et elle entendit enfin ses parents lui crier de partir et d'aller chercher de l'aide. Ashorana hurla et sortit de nouveau ses dagues en tua deux mais elle fut vite maîtriser par un troisième, qu'elle vit tomber car il était passé par-dessus elle et se retourna à temps pour voir sa s½ur se faire embrocher par une épée avant de s'évanouir...»Tranquillement, elle cligna des yeux et ses visions disparurent, elle vit Meril qui pleurait.
- Qu'est ce que tu as ma flamme ?
- Ça fait longtemps que je n'ai pas entendu cela, s'écria Meril en se jetant dans les bras d'Asho.
- Oui je me souviens de la dernière fois nous étions toutes les trois, juste avant cette bagarre qui nous a séparés. Toi avec Nuo, moi avec Siko (comme ami seulement à l'époque) et elle avec Rab. Elle nous a ri à la figure et est partie sans se retourner.
- Asho tu sais, je crois qu'elle n'a jamais été vraiment méchante. Elle voulait seulement Rab, elle l'aimait vraiment beaucoup, dit Meril en coupant la parole à Asho. Ce qui sur prit encore plus celle-ci c'est le ton de regrets qu'il y avait dans sa voix.
- Bon, où en étais-je ! Ah ! Oui, ensuite Siko et Nuo se sont battu pour toi et quand Nuo a été par terre tu as enfin avoué que tu avais une relation avec lui depuis longtemps et que tu n'avais jamais eu l'intention de faire durer ce combat. Cette journée-là, moi et Siko avions vus nos rêves s'envoler en fumé et au dernier instant je t'ai crié : Non ma flamme ne fait pas ça je t'en prie ! Et tu m'as répondu que tu étais désolé, termina Asho en pleurant.
- Oui, mais ce temps c'est fini, je recommence ma vie et je veux que tu en fasses partie, je t'en prie pardonne-moi.
- Je te pardonne, répondit l'humaine en se jetant dans les bras de Meril de nouveau. Quand elles se relevèrent enfin, elles s'aperçurent que Rabel pleurait depuis un bon moment car sa chemise, au niveau de sa poitrine, était trempée par ses larmes. Il leva les yeux et se jeta sur Ashorana.
- QU'EST CE QUI TE PREND ! ! ! Hurla celle-ci
- Désolé, je ne m'étais pas rendu, snif ! , Compte à quel point je t'avais fait du mal.
- Ressaisis-toi et lève-toi tes liens me font mal derrière le cou.
- O.K. j'chui sincèrement désolé, ma chérie, oups ! Désolé c'est sorti tout seul.
Ils entendirent une fille crier : «MENTEUR. `` Asho et Meril se regardèrent et coururent jusqu'à la maison. Asho donna un coup de pies dans la porte (elle arracha.)
- Qu'est ce que vous faisiez, ça fait neuf jours que je retiens cette bande de cons en otages, s'écria Dan après l'effet de surprise.
Asho et Meril ne répondirent pas tout de suite, ce qu'elles virent les firent hésiter. Il y avait trois personnes attaché sur des chaises. Nuo était debout mais bien lié, sur les chaises : un inconnu Sahy et Kowoï.
- Rabel mon amour, est ce qu'elles t'ont fait du mal, cria Sahy en lançant un regard noir à ses anciennes meilleures amies
- Tais-toi sale vache, répondit le principal intéressé.
- Rab, je t'ai déjà dit de surveiller ton langage, Dan va détacher les liens de Rabel, Meril fouille les autres pendant que moi je vais me rafraîchir et après ce sera ton tour ma flamme pendant que je finirai l'interrogatoire comme j'ai pu le constater, Dan, on dirait que ça n'a rien donné jusqu'ici mais j'ai mes moyens.
Quand Asho partit vers la chambre de bain, elle s'écroula et Rab, à qui on venait d'enlever les cordes, la rattrapa juste à temps.
« Ashorana ouvrit les yeux, tout était noir, seul une faible lumière filtrait de sa porte de chambre. Ses parents s'engueulaient encore mais cette fois, sa mère pleurait. Elle n'avait que cinq ans mais déjà sa vie avait été difficile. Son c½ur la faisait déjà énormément souffrir. Si ce n'était pas de cet homme, celui qui hantait ses nuits. Tout à coup, un bruit de verre brisé qui fit courir Ashorana dans la cuisine, juste à temps pour voir son frère tirer à nouveau une assiette sur la tête de son père.
- Nuoru, non, arrête, laisse ton père tranquille, non arrêtes-tu vas le tuer, hurla sa mère.
- Il t'a fait du mal maman, je ne veux pas qu'il fasse mal à ma maman.
- Noooooooooooooooon ! ! ! Lâche papa ! Il se retourna vers elle avant de lancer l'assiette. »
- Asho, Asho, aille réveille ouuuuuuuuu !
- Répond merde
- ASHOOOOOO ! !****
- Hein ! Quoi ? Qu'est ce qui ce passe ? Où suis-je ?
- Voyons réveille la belle t'es à la même place que tu étais avant de perdre les p...Aille pourquoi t'as fait ça Rab.
- Tu n'avais qu'à fermer ta gueule Kowoï.
- Mon chéri je ne comprends pas qu'est ce qui ce passe. Pourquoi aides-tu ces folles ?
Asho se dirigea tranquillement vers celle-ci et quand elle fut près d'elle, elle lui envoya un coup de poing qu'elle n'oublierait pas de si tôt.
- Tu ne supporte toujours pas les reproches à ce que je vois, cria Sahy en se frottant la joue.
- On se croirait au bon vieux temps, lorsque Asho envoyait une claque derrière la tête de Sahy, mais cette fois ma belle tu vas t'en souvenir plus longtemps, ça me fait toujours autant rire et sur ces mots, elle s'esclaffa.
Quand Asho sortit de la douche, se fut au tour de Meril et pendant ce temps Ashorana interrogea ceux qu'elle crut plus facile à soudoyer, le premier fut Rabel. Ce dernier fut surpris de l'entendre l'appelé de l'ancienne chambre d'amis.
- Qu'est ce qui ce passe tu veux me parler ?
- Oui, Rab assieds-toi. Il prit une chaise et s'assit devant elle qui était sur un coffre.
- De quoi veux-tu me parler ?
- Que sais-tu sur l'enlèvement de ma fille ?
- Je ne peux pas rien dire Asho il me ferait tuer.
- Et si tu ne dis rien, tu es mort pareil, alors, tu choisis soit moi je te tue ou eux essaient de te tuer mais nous nous serons là pour te protéger.
- Ils ont un rendez-vous à ta maison dans Lamoya puis ils emmèneront ta fille à la maison du chef.
- Quel est son nom à celui-là ?
- C'est une fille, elle s'appelle Chugi Hanzaï, c'est une elfe qui déteste les humains et plus particulièrement les femmes.
- Quand est-ce ce fameux rendez-vous ?
- Je ne sais pas Asho, Nuo me disait tout ça seulement en tant qu'ami.
- Ouais ! Maintenant on oublie les chances d'avoir des petites confidences.
- Je sais, il ne digérera jamais mon changement de camp. Mais j'ai une idée. Écoute...
Rabel et Ashorana sortirent de la chambre en se disputant, plusieurs heures plus tard.
- Tu veux nous larguer déjà, tu vas voir comment je traite les traîtres moi, Asho sortit son pistolet et fit asseoir Rab sur une chaise, apportez-moi une corde. Vite ne me regarder pas comme ça, il nous a menti ce n'est qu'un traître, Meril apporta la corde, Asho attacha Rabel.
- Aille ! Tu me fais mal ne serre pas si fort ! Espèce de conne.
- Si tu continu je vais te la fermer moi, hurla l'humaine à bout de nerf par la fatigue.
- Allez viens ma s½ur, il tard nous sommes tous fatigués allons nous coucher, dit Dan sur un ton qui se voulait convainquant.
Une heure plus tard, les prisonniers étaient attachés sur des lits et Meril, Dan et Asho allaient se coucher chacune dans leur chambre. Avant D'entrer dans la sienne, Asho se retourna et dit :
- Si vous entendez des bruits, ne vous levez surtout pas, laissez-moi faire et c'est un ordre ne vous en mêlez pas.
- D'accord mais tu m'expliqueras tout ça demain matin, dit Meril entre deux bâillements.
Deux heurs plus tard, Rab commença à s'agiter. Le bruit réveilla Meril et Dan mais elle n'y allèrent pas comme leur avait dit Asho.
- Mon chéri, qu'est-ce que tu fais, chuchota Sahy.
- Je te sauve la peau, elle voulait vous tuer mais j'ai dit non. Elle n'a pas assez serré les liens, voilà ce qui se passe quand on n'est minable. Quand il eut fini, il alla détacher Sahy puis kowoï ! Lorsque ce fut le tour de Nuo, la lumière s'ouvrit.
- Qu'est-ce que vous faites, arrêtez, cria Asho en allant chercher son pistolet.
- Vite ma chérie, sort avec Kowoï. Moi, Nuo et Akumu iront vous rejoindre au point de rendez-vous. Puis il se retourna vers les deux autres et leur fit un clin d'½il. Nuo se mit à crier de ne pas l'écouter mais ils étaient déjà partis. Bravo Rab ! Ton plan à marché à merveille, dit Asho qui sortit de sa chambre avec un grand sourire. À ce moment, Dan et Meril sortirent de leur chambre respective.
- Qu'est-ce qui ce passe ?
- Où sont Kowoï et Sahy ?
- Pourquoi Rab est-il détaché ?
- Et pourquoi diable, es-tu dans ses bras ?
- Une question à la fois, dit l'interrogé en riant, premièrement, Rab va faire nos bagages pendant que je réponds aux questions de ces demoiselles.
- O.K. patronne !
- Bon, écoutez-moi bien. Moi et Rab, nous avons mis au point un plan qui va me permettre de retrouver Samya et Sahy et Kowoï vont nous mener directement au rendez-vous à temps. Jusqu'ici tout se déroule bien.
- Ehhhhhhhhhhhhhhh, une minute, tout à l'heure tu voulais trucider Rab et maintenant tu veux qu'on parte avec lui, et tu dis que tout va pour le mieux, c'est ça !
- Pas tout à fait, à vrai dire, vous deux vous restez ici pour surveiller Nuo et Machin chouette.
- Akumu Rinju pour vous servir pétasse, ricana Machin chouette.
- Ouais ! Ouais ! Si tu veux.
- Qu'est-ce qu'on fait, cria Kowoï à Sahy qui était derrière lui.
- Arrête de courir, On est assez loin, elle se pencha pour reprendre son souffle avant de continuer, on va faire ce que Nuo voudrait qu'on fasse comme Rab l'a dit, on va au rendez-vous puis on va chez Chugi chercher la petite puis à ce moment on va avoir retrouver les autres. Nous verrons quoi faire à ce moment, avec eux.
- Bon je vois que tu réfléchis mieux en courant qu'à l'ordinaire alors on va faire ce que tu as dit.
Ils partirent en direction du rendez-vous. Tout en marchant, Sahy pensait à trois personnes qui lui manquaient horriblement.
- Danshi et Meril étaient assises. Elles s'étaient heurté à un refus catégorique de la part d'Asho qui ne Voulait pas emmener les prisonniers restant jusqu'au rendez-vous. «Ils pourraient nous causer un peu trop d'ennuis, imaginez si nous nous faisions attaquer, ils auraient l'opportunité de s'échapper. »
- Mais pour qui elle se prend celle-là
- Calme-toi Dan, elle sait se quel fait.
- Oui, et bien j'espère pour elle
- Bon où est-ce qu'on va maintenant Rab, dit Asho en se dirigeant vers un petit ruisseau pour si abreuver.
- Bien on va passer ce petit ruisseau puis vers Lamoya puis ensuite dans la forêt à côté de la ville celle des elfes du coin.
- Bon d'accord mais laisse moi boire d'abord, elle se pencha pour prendre une gorgé mais Rab passa et l'eau se brouilla puis lorsqu'il fut de l'autre côté il lui fit un petit signe de la main en souriant à belles dents.
- Tu vas me le payer, cria-t-elle en essayant de le rattraper.
Sahy marchait tout en jetant quelques coups d'½il vers l'arrière pour voir si Kowoï revenait. Il était partit chercher à manger et lui avait dit de continuer qu'il l'a rattraperait. Elle se tourna vers l'avant puis deux mains lui saisirent le visage à la hauteur des yeux.
- Devine c'est qui !